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Quelle est cette odeur dans ma maison?!

Photo du rédacteur: John Slavich
John Slavich
21 sept.
8 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 15 heures

Six odeurs intérieures courantes



Quelle est cette odeur dans ma maison?

Six odeurs intérieures courantes expliquées


Vous entrez dans la maison et vous vous arrêtez un instant. Quelque chose sent mauvais, mais vous n’arrivez pas à déterminer quoi. Vous videz les poubelles, vérifiez les drains, inspectez le réfrigérateur et faites le tour de la buanderie et des endroits fréquentés par Fido. Rien n’explique l’odeur. Ouvrir les fenêtres aide pendant un moment, puis vous faites une autre tournée de nettoyage.


Le lendemain matin, l’odeur est de retour. Vous vérifiez maintenant les bouches d’aération, déplacez des meubles et vous vous demandez si la source se trouve derrière un mur ou provient d’un endroit complètement différent. Ce qui n’était au départ qu’une nuisance devient frustrant et inquiétant.


C’est cette incertitude qui rend les odeurs intérieures si difficiles à examiner. Une odeur peut indiquer qu’un changement est survenu dans la maison, mais elle révèle rarement sa cause à elle seule. Des sources sans lien apparent peuvent produire des odeurs étonnamment semblables. De plus, l’air qui circule entre les pièces, les cavités murales ou le système de ventilation peut rendre une odeur plus perceptible loin de son point d’origine. La question la plus utile n’est donc pas seulement : « À quoi ressemble cette odeur? », mais plutôt : « Où et à quel moment apparaît-elle, et quelle explication correspond à l’ensemble des indices? »


Ce guide présente six profils d’odeurs intérieures courantes et vous dirige vers un guide détaillé pour chacun d’eux. Ces guides expliquent comment l’odeur peut être décrite, ce qui peut y contribuer et quelles observations peuvent aider à en préciser la source :


Ces catégories constituent des points de départ, et non des conclusions. La liste n’est pas exhaustive. Les odeurs de carburant, de chlore, de moufette, de parfum, de cuisson ou provenant de l’extérieur peuvent recouper ces profils ou nécessiter une autre démarche.


Avant d’examiner les six profils d’odeurs, il est important de reconnaître les signes d’urgence qui exigent une intervention immédiate.


Avant de commencer : reconnaître les signes d’urgence


La plupart des odeurs domestiques ne constituent pas une urgence, mais la sécurité demeure prioritaire.



Considérez toute odeur d’œuf pourri comme une fuite possible de gaz naturel jusqu’à ce que cette possibilité soit écartée. Le gaz naturel est inodore. Les distributeurs y ajoutent donc du mercaptan, un odorant à l’odeur soufrée, afin de faciliter la détection d’une fuite. Énergir [1] conseille d’éviter les flammes et toute source d’étincelles, de quitter le bâtiment et de composer le 9-1-1 depuis un endroit sûr.


Le monoxyde de carbone, ou CO, ne se voit pas, ne se sent pas et n’a pas de goût. Si une alarme de CO se déclenche, Santé Canada [2] recommande de quitter immédiatement le bâtiment et d’appeler les services d’urgence depuis l’extérieur.


Si vous voyez de la fumée, des flammes ou des étincelles, ou si un avertisseur de fumée se déclenche, quittez le bâtiment et composez le 9-1-1 depuis un endroit sûr.

Une prise chaude ou décolorée, des lumières qui clignotent ou une odeur de brûlé ou de caoutchouc près d’un appareil peuvent également indiquer un problème électrique. La National Fire Protection Association [3] recommande de faire vérifier ces signes par un électricien qualifié.


Si de fortes vapeurs apparaissent après le mélange de produits chimiques ménagers, allez à l’air frais. Santé Canada [4] avertit que certaines combinaisons peuvent dégager des gaz nocifs. Communiquez avec un centre antipoison ou un professionnel de la santé si vous croyez qu’une personne a pu être exposée ou incommodée.


Une fois les dangers immédiats écartés, effectuez vos observations de façon prudente et non invasive. N’ouvrez pas de cavités, ne démontez pas d’équipement et ne dérangez pas de matières possiblement contaminées sans formation ni équipements de protection appropriés. Confiez les préoccupations liées à l’électricité, au gaz, à la plomberie ou au système CVC, soit le chauffage, la ventilation et la climatisation, à un professionnel qualifié dans le domaine concerné.


Une recherche de source ou un retrait mal exécuté peut propager des contaminants, accroître l’exposition, endommager les systèmes du bâtiment ou rendre le problème initial plus difficile à résoudre.

Lorsqu’aucun travail invasif ou dangereux n’est requis, commencez par noter où et quand l’odeur apparaît, ce qui a changé avant son apparition et les conditions qui la rendent plus forte ou plus faible.


1. Odeur de moisi, de moisissure ou d’humidité


Cette odeur vous rappelle-t-elle du carton mouillé, de vieux livres ou un sous-sol humide? Elle apparaît peut-être après la pluie ou persiste dans un placard.


C’est le bon point de départ pour explorer les possibilités liées à l’humidité, notamment les matériaux et les effets personnels qui sont restés humides. Une odeur de moisi mérite d’être examinée, mais elle ne confirme pas à elle seule la présence de moisissures. [5]



2. Odeur d’égout, de soufre ou d’œuf pourri


Vous pourriez remarquer cette odeur pour la première fois dans une salle de bain rarement utilisée, près d’un drain de plancher, à un évier inutilisé au sous-sol, dans une salle de lavage ou une pièce technique, après avoir fait couler la douche, tiré la chasse d’eau ou fait couler l’eau dans un évier.


Une fois la possibilité d’une fuite de gaz écartée, les sources possibles comprennent des défauts de plomberie, des siphons de plomberie dont la garde d’eau est absente et des résidus d’eaux usées. L’eau elle-même peut aussi dégager une odeur d’œuf pourri. Distinguer une odeur présente dans la pièce d’une odeur qui survient seulement lorsque l’eau coule peut aider à orienter la recherche. [6] [7]



3. Odeur chimique, de peinture, de plastique ou de solvant


La pièce semble terminée, mais elle dégage maintenant une odeur vive, sucrée, de colle ou de plastique. Une odeur chimique inhabituelle peut aussi apparaître sans rénovation évidente.


La peinture, les adhésifs, les meubles, les produits de nettoyage et les produits entreposés peuvent libérer des COV, ou composés organiques volatils, des substances chimiques qui s’évaporent dans l’air intérieur. Certains COV dégagent une odeur distinctive, tandis que d’autres peuvent être présents sans être perceptibles à l’odorat. [7]


Un achat récent, une rénovation ou l’utilisation d’un produit peut fournir un contexte utile pour l’investigation. Toutefois, l’odeur seule ne confirme pas quel produit ou quel composé est en cause.



4. Odeur d’urine ou d’ammoniaque


Vous avez nettoyé l’endroit concerné, mais une vieille odeur d’urine persiste. Un animal retourne-t-il au même endroit, ou une ancienne contamination a-t-elle atteint les couches sous la surface?


La sous-couche du tapis et le revêtement de sol sous-jacent peuvent retenir une contamination que le nettoyage de surface n’élimine pas. [8] Le guide détaillé examine aussi les bacs à litière, les couchages d’animaux et les produits de nettoyage qui peuvent compliquer la recherche.



5. Odeur de fumée, de brûlé, de poisson ou de matériau surchauffé


Écartez d’abord la possibilité d’un incendie actif ou d’un problème électrique. Si vous voyez de la fumée, des étincelles, des matériaux qui fondent, des marques de brûlure ou une chaleur anormale, cessez d’utiliser l’appareil ou l’équipement concerné et considérez la situation comme un risque d’incendie.


S’il n’y a pas de danger immédiat, observez le comportement de l’odeur. Persiste-t-elle après la cuisson? Apparaît-elle lorsque le système de chauffage démarre? Revient-elle chaque fois qu’un appareil particulier fonctionne? Ces indices peuvent aider à distinguer un résidu de fumée, un matériau surchauffé, un problème électrique ou une autre source de combustion.


Les sources possibles comprennent notamment des résidus de fumée, des appareils de chauffage et des composantes électriques. Une odeur de brûlé, de caoutchouc ou de matériau surchauffé, des lumières qui vacillent ou des prises décolorées devraient être évaluées par un électricien qualifié. S’il y a des signes d’incendie actif, suivez les consignes de sécurité ci-dessus. [3]



6. Odeur de décomposition, de rancissement ou d’animal mort


Une odeur aigre, putride ou écœurante peut vous faire croire qu’un animal est mort à proximité. Les aliments oubliés et les déchets accumulés méritent aussi d’être considérés.


Si les aliments et les déchets facilement accessibles n’expliquent pas l’odeur, des indices d’activité animale ou de nuisibles peuvent orienter la recherche. La présence de mouches bleues, de mouches à viande ou d’asticots dans la maison peut indiquer qu’un animal, par exemple un rongeur ou un oiseau, est mort dans un mur ou un grenier. [9]


D’autres animaux sauvages peuvent aussi entrer dans les bâtiments. Le Pacific Northwest National Laboratory indique que des animaux allant des moineaux aux ratons laveurs peuvent accéder à un bâtiment par des ouvertures autour des soffites, des évents ou des vides sanitaires. [10]



Vous ne savez toujours pas par où commencer?


Vous n’avez pas besoin d’identifier la source avant de demander de l’aide. Lorsqu’une odeur persiste sans constituer une urgence, une investigation qualifiée peut examiner l’état du bâtiment, les changements récents et le profil d’odeur que vous avez observé, puis déterminer si des mesures seraient utiles. [11]

Savoir où l’odeur apparaît, à quel moment elle revient et ce que vous avez déjà vérifié fournit un point de départ utile à l’investigation.

Des questions au sujet d’une odeur persistante ou inexpliquée ?

Si la source demeure difficile à identifier après vos premières vérifications, une enquête sur la qualité de l’air intérieur peut aider à cibler les sources probables, à comprendre comment l’odeur se déplace dans le bâtiment et à déterminer la prochaine étape la plus appropriée.



References


[1] Énergir. Contact Us: Emergency. Explains that natural gas is odourless, that mercaptan is added to help detect leaks and the actions to take when a leak is suspected.

[2] Health Canada. Carbon Monoxide: Preventing Exposure. Explains that carbon monoxide cannot be seen, smelled or tasted, and outlines how to respond to a CO alarm.

[3] National Fire Protection Association. Educational Messages Desk Reference. Covers emergency fire response and electrical warning signs, including burning or rubbery odours, flickering lights and warm or discoloured outlets.

[4] Health Canada. Guide to Addressing Moisture and Mould Indoors. Discusses moisture sources, damp materials and the investigation of possible mould-related concerns.

[5] Peel Region. Sanitary Sewer Smoke Testing. Explains how water-filled plumbing traps help prevent sewer gas from entering a home and how smoke testing can identify certain plumbing defects.

[6] Agency for Toxic Substances and Disease Registry. Public Health Statement for Hydrogen Sulfide. Describes hydrogen sulfide’s rotten-egg odour and its possible presence in well water and water heaters.

[7] Health Canada. Volatile Organic Compounds. Identifies household products and building materials that can release volatile organic compounds.

[8] Ohio State University, Indoor Pet Initiative. How to Clean Up Cat Urine. Notes that persistent carpet odours may require attention to carpet padding and underlying surfaces.

[9] Iowa State University Extension and Outreach. Blow and Flesh Flies. Explains that blow flies or maggots inside a home can indicate that an animal, including a rodent or bird, has died within a wall or attic.

[10] Pacific Northwest National Laboratory. Screens and Other Deterrents for Birds, Rodents, and Other Pests. Explains that animals ranging from sparrows to raccoons can enter buildings through openings around soffits, vents and crawlspaces.

[11] Health Canada. Guidance for Indoor Air Quality Professionals. Explains how inspections, monitoring and targeted measurements can be selected to address a particular indoor-air concern.


À propos de l’auteur 


John Slavich est le fondateur de Puritas, un service d’investigation de la qualité de l’air intérieur dans le Grand Montréal. Il détient un baccalauréat en physique, une maîtrise en ingénierie et plusieurs certifications de l’IICRC. Ses investigations sur les moisissures s’appuient sur la norme BNQ 3009-600. Il est titulaire de la licence d’entrepreneur général RBQ 5795-5080-01.


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